Affichage des articles dont le libellé est Bruit qui pense. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Bruit qui pense. Afficher tous les articles

lundi 24 mars 2014

Le Cabaret Électrique du Cirque Électrique


Ou


Un Spectacle avec un S majuscule (mais bon c’est vu et revu, dommage car c’est efficace)


Ou

Comment j’ai eu envie de virevolter dans les airs pendue à des rideaux sans fenêtres (et d’en faire mon activité principale)


Samedi soir, je me suis rendue au Cirque Électrique à la Porte des Lilas. Presque les yeux bandés, j’étais vierge de toutes informations concernant ce qui allait m’être donné de voir, ou de vivre. J’en avais vaguement entendu parler un jour. Quelqu’un m’avait dit « Tu devrais y aller, il y a de jolies performances ». Mais le mot « cirque » me bloquait certainement un peu. Et le mot « électrique » me faisait peut-être penser que je devais connaître quelqu’un pour pénétrer cet univers. Bref, c’est ce qui s’est passé ce week-end, on m’a littéralement pris par la main pour aller voir la dernière du spectacle nommé « le Cabaret Électrique ».

Non loin du métro, le Cirque se dresse, lumineux et imposant. Vous avec déjà dû passer devant une dizaine de fois en prenant le périph' mais il faut avoir l’intention d’y aller pour le remarquer. Comme un tour de magie.


Une fois le rideau du chapiteau passé, je me retrouve dans une atmosphère bien particulière, hors du temps, intimiste, éclectique, chaude et –son nom le porte vraiment bien- électrique. Une trentaine de personnes est assise sur des petits gradins, face à un orchestre encore décomposé. Au début, je ne sais pas différencier tous les personnages. Je marche sur le parquet de la scène circulaire et me demande si je suis en train d’interrompre quelque chose. Non, ça n’a pas encore commencé. Les serveurs ou les musiciens ? Leur costume trois-pièces blanc est similaire. Des rires éclatent, des gens courent et se prennent les pieds dans les fils. Une corde remonte. Oui, c’est bien un cirque. Il y a cependant une énergie bien différente, une étincelle dans les yeux de chacun, des sourires entiers et des corps curieux. Nous prenons place à l’une des petites tables installées sur les côtés. Nous verrons plus tard, lorsque l’effeuilleuse s’effeuillera et lorsque le néo-clown fera accidentellement tomber son pantalon, que nous ne sommes pas en position de visionnage optimale mais ce n’est pas trop grave. Une bouteille de blanc est commandée mais nous ne savons toujours pas si le spectacle a commencé. Je crois que oui maintenant, derrière nous, le chant de Maria Fernande Ruette, une grande et intriguante Brésilienne, se fait doucement ressentir, elle est éclairée par un halo rendant la scène complètement désuète. 

Après cette poétique introduction, le saltimbanque/chef d’orchestre/animateur/néo-clown prend la parole maladroitement. Mais c’est une maladresse bien maîtrisée. Comme sorti du lit, il annonce le premier numéro presque en bafouillant et trébuchant. L’orchestre entame une mélodie froide mais sensuelle au synthé accompagné de voix suaves. De ce début merveilleusement chaotique s’est ensuivi une série de shows rocambolesques. Dans la forme, ces numéros de cirque existent déjà, mais dans le fond, je n’ai jamais vu un tel spectacle. 

En vrac, j’ai été ébahie par un couple de voltigeurs-acrobates tout plein d’assurance, de muscles et de délicatesse, s’aimant l’un l’autre dans les airs et défiant toutes lois de la gravité ; par une trapéziste vêtue d’un justaucorps laissant apparaître ses belles fesses (pas jolies, belles !), pleine de grâce et de pêche, fusionnant avec son étroite balançoire ; par une ravissante Eurasienne se roulant sur un tapis de verre brisé tout en fumant nonchalamment sa cigarette, laissant la fumée de cette dernière rencontrer les particules de talc encore présentes dans l’air, saignant son art sans artifice et éveillant un certain instinct lesbien ; par un petit homme robuste et souriant s’agrippant vivement à une barre de fer pour réaliser des prouesses du type que tu sauras jamais faire avec tes petits bras ; par une prestation de pole-dance tout sauf vulgaire par la moitié du couple acrobate, admirablement élégante-mais-quand-même-t’as-pas-envie-de-rigoler-avec-elle ; par les interludes de poèmes délicatement récités par notre chanteuse rétro ; par un numéro de diabolo (oui, le diabolo, en fait c’est pas du tout pourri) impressionnant avec un énième tour raté quatre fois d’affilée, encouragé sans failles par le public –j’ai presque tiré une larme ; par (et j’ai quasiment envie de dire, surtout) les musiciens, T’n’T, qui ont continuellement accompagné les numéros avec des compositions originales géniales ; par un certain Kiki Picasso, qui a volé le micro au néo-clown durant 7 minutes pour présenter un robot américain surréaliste joué par deux paires de jambes et une grande boite en carton peinte ; par la trapéziste revenue voltiger quelques instants en nous montrant qu’elle connaissait mieux son centre de gravité que moi mon code de carte bancaire ; par le power couple revenu jouer avec un grand drap blanc suspendu dans les airs, faisant mine de se laisser tomber chaque instant, rendant nos mains moites et nos cœurs chauds et même par ce numéro de peinture fluo sur corps nu devant néon chancelant, joué par l’érotique effeuilleuse très sérieuse.

Lorsque cet enchaînement magique s’est terminé et que la totalité de l’équipe a été présentée, je n’avais qu’une seule envie : en faire partie.
Moi aussi je veux un justaucorps et du talc maintenant !


Je suis vraiment heureuse d‘avoir vécu ce vrai spectacle. Désolée pour vous mais c’était la dernière représentation. En revanche, la programmation de qualité continue au Cirque Électrique (plus d’infos ici) et je vous encourage vivement à aller y prendre votre dose d’émotions artistiques.









lundi 17 mars 2014

Katapult - First but not least

Tout a commencé à Pigalle. J'attache mon vélo face au bar qui s'appelle La Fourmi. Je lève les yeux sur la Cigale et je comprends pourquoi le bar s'appelle La Fourmi. Bon point Marie.
Quelques verres et nouveaux amis plus tard, il est l'heure d'aller voir cette non-fameuse soirée "Speakeasy". Rien n'était indiqué mais le lieu a changé au dernier moment. Enfin comme je ne savais pas où c'était, ça ne change rien. Arrivés là-bas. Ils nous titillent, qui est sur liste qui a une place qui êtes-vous. Compliqué. Tout ça pour se retrouver dans une salle vide. Une belle salle en revanche. Un atelier d'artistes, petite terrasse et duplex. Le Dj ne sait pas jouer mais l'ambiance est bonne. Les gens finissent par arriver mais ils sont tous coincés.
On les décoince on rigole bien et on finit par danser. Le Dj change, c'est beaucoup mieux. On danse encore plus, on rigole toujours. Il y a des hot-dogs à l'étage, les mecs qui les font sont sympas, je reste au moins une heure à les faire chier, ils me donnent un repas, je me force à manger. Il est 4h, personne ne veut continuer, moi je sais qu'il y a la Kata. La première de l'année, sur le bateau, le bon. Je me dis que je vais y aller seule. Je ne l'ai jamais fait, c'est excitant ! Je partage un taxi, j'ai des cristaux de boule à facette sous les yeux, ça tient juste pour la photo.

Plus de batterie, la vraie liberté. J'arrive, personne à l'entrée. Je rentre après avoir discuté avec le videur sympathique. Les basses m'accueillent, elles sont encore plus sympathiques. J'ai confiance en la qualité sonore de cette soirée et je retarde presque le moment de la vérifier. La première tête connue est repérée, direction le bar, en bas. Il y a du monde mais on respire quand même. Sonja Moonear joue encore. Elle est belle et elle connait plein de morceaux qu'on aimerait bien connaître. Les gens sont tous hypnotisés par ce qu'elle fait, je mets 0 seconde à m'acclimater. Ah oui c'est vrai, le bar. On reprend l'itinéraire, je voulais lui payer un verre mais je me fais doubler, tant pis je bois mon verre seule et retourne danser. Immédiatement emportée par ce rythme si bien maîtrisé, je ne vois pas les heures passer. D'autres amis arrivent du bateau d'en face, je me plais à les retrouver. Aller fumer dans le froid, sur la terrasse au pied de la cité de la mode et du design n'est pas du tout désagréable. Le monstre vert veille sur nos conversations. La chaleur du bas me manque quand même un peu. C'est reparti. Une croisade me dévie de mon chemin, je me perds. Ça a changé de configuration non ? Je retrouve le bon passage et me rapproche des artistes. Sonja joue encore. Ce n'était pas prévu si ? Elle est en btob avec un certain Charles Hescoët, quel bonheur... Ils son heureux et ça se transmet. Tout le monde l'est. Je rencontre plein de gens avec les yeux, on s'entend. La musique nous lie, nous enivre. Plus tard, je remonte, le soleil nous fait croire qu'il arrive. Je ne sais pas pourquoi je pense à mon vélo à ce moment-là. Il est bien loin, aux mains du week-end Pigallien. On verra demain... Ça papote sec, les gens ont de nouvelles têtes éclairées par le presque-soleil. Quelle alchimie, quelle douceur, quelle facilité. Je replonge en bas, je ne vois pas qui joue. Tant pis. C'est bien de toutes façons. Je discute avec quelqu'un sur un fauteuil, le regard perdu dans le hublot, je me sens poétique. C'est cette atmosphère qui me ment, mais c'est un agréable mensonge. 11h, ma carte bleue a disparu. C'est l'heure de rentrer... Je devais économiser de toutes façons. Je crois aux faux malheureux événements. En tout cas ce qui était vrai, c'est la perfection de cette soirée.

Vivement l'enchaînement estival.



Joué par Sonja

Contente


lundi 10 mars 2014

75021 – La Teuf avec un T majuscule


Waouh. C’était ma première. Et de loin, mon plus beau souvenir teufiste depuis la Fête Otto10.

La 75021 prend place au 6b, à Saint-Denis, "lieu de création et de diffusion" géant logé dans un immeuble surdimensionné en béton. La 75021 se dit arrondissement éphémère, si seulement il pouvait ne pas l’être !

via


Cet arrondissement magique n’a plus à faire sa réputation, et la foule qui s’y est rendue ce samedi après-midi en atteste. Nous faisions partie des 50 heureux derniers à pouvoir accéder à la queue. Une queue de 1h30 au soleil, dans une ambiance déjà joviale, malgré quelques petits renards qui sautaient les barrières. Peu importe l’attente, le jeu en valait clairement la chandelle. Pas moins de 5 ambiances différentes étaient proposées : un extérieur ensoleillé avec chaises longues ; une salle en rez-de-chaussée qui oscillait entre techno expérimentale et extraordinairement mentale ; au premier étage, une salle à tendance house qui fût le décor de mon premier moment de jouissance musicale avec cette track



fabriquée pour nous et ces rayons de soleil qui pénétraient les vitres, puis une grande salle très techno, brute, moite et constante et enfin, un petit espace où prenaient place des tournantes de ping-pong. Mais que demande le peuple ? Ah si, de ne jamais attendre aux toilettes, de ne jamais attendre au bar pour avoir du punch pas cher et délicieux, une sécu souriante et pas chiante et un public… un Public avec un grand P aussi.

Ce genre de public qui est là pour partager, sa joie, ses clopes, sa sueur, ses sourires… Même la poignée d’habituelles personnes qui font chier ne pouvait pas faire chier, tu n’as pas envie de les ignorer, mais plutôt de leur montrer. J’ai même rencontré un mec qui m’a dit avoir de « l’aBH » à revendre. Quoi ? me dis-je. C’est une nouvelle drogue de synthèse ? Il sourit face à mon air inquisiteur et me répondit simplement « non, c’est de la Bonne Humeur », il m’enlaça et s’éclipsa. J’ai également rencontré Jacques, le chat en peluche qui se prélassait sur un transat, il avait l’ai un peu étonné mais était vraiment sympathique.

Jacques le cat

Ce groupe de personnes aussi, qui dégageait une énergie si positive que nous nous sommes arrêtés sur le champ pour passer une heure à discuter, parce qu’il le fallait. Tout était beau et simple, spontané et enlevé.
Parfois je me demandais « mais dans quel monde vit-on ? » et puis ensuite je me demandais « mais de quel monde je parle ? » celui de la 75021 qui est spécialement incroyable ou bien le monde réel, qui est cruel et ennuyeux ? Quelle est la réalité ? Pourquoi la vie n’est pas faite ainsi ? Bien sûr, je sais pourquoi mais ce n’est pas le sujet. J’ai préféré partir quelques temps avant la fin, je pense que j’avais presque peur d’être trop triste de me séparer de tous mes amis éphémères (ou pas d’ailleurs) et de cette ambiance si agréable et fluide, comme à la fin d’une colonie de vacances.

Un train de banlieue futuriste me ramena de façon très moelleuse et confortable jusqu’à Gare du Nord et je déchantai en tombant sur une bagarre très violente entre plusieurs hommes qui se lançaient des meubles en bois les uns sur les autres avec énormément de puissance. Je changeai de trottoir et eu les larmes aux yeux. Dans quel monde vit-on ? C’est bien celui-là, le réel, qui est cruel…


Longue vie au 6b, longue vie à 75021, j’ai encore des frissons et plein d’amour emmagasiné.

La 75021 a besoin de bien plus que 16 mots !


jeudi 30 janvier 2014

Ice FM : ravitaillement de bonne musique


Consommer de la musique à l’heure du web. Ça aurait pu être un titre qui-veut-dire-quelque-chose-mais-qui-est-super-chiant.

Il y a les « diggers », qui fouinent sans relâche les entraves du web, les boutiques de vinyles et les discothèques de leur grand-mère pour trouver la perle rare –qu’ils ne partagent pas toujours. Et ce, même si ce n’est pas leur métier. J’admire beaucoup ces gens. Je pense qu’il y a quelque chose d’inné. C’est comme être capable de faire les boutiques de fripe de manière optimisée par le « savoir-fouiller ».
Puis il y a la catégorie de personnes qui aime vraiment écouter de la musique mais qui ne connaît rien aux labels, aux artistes et aux actualités, le genre de pote qui te dit « tu sais le son là ? ». Cet ami-là n’a jamais de nouveaux morceaux à vous faire écouter mais il adore que vous lui en fassiez découvrir, il le mettra dans son onglet « favoris » et le sortira en boucle pendant 3 mois aux prochains apéros, jusqu’à ce que vous reveniez chez lui.
Je ne blâme pas non plus ces gens-là, qui sont, à mon sens, de purs jouisseurs (voir ma théorie de la jouissance). Je pense personnellement me situer un peu au milieu de ces deux catégories, enfin plus proche du pote qui n’y connaît rien que du golden-digger quand même. J’aime découvrir de nouveaux artistes mais mes « géniales fouilles » se font tous les deux mois environ, ce qui est peu au regard du rythme soutenu des sorties musicales. Ensuite, je me nourris des autres, je suis curieuse des partages sur les réseaux et je sors souvent mon « Shazam ». 
Ce qui est bien, c’est que plein de sites Internet s’adressent à ma catégorie de consommateurs. Ces sites qui, parfois par thèmes, proposent des playlists, des podcasts, des morceaux quotidiens, bref, qui nourrissent la soif de culture que l’on a pas le temps d’étancher. Mais rares sont ceux qui font un sans-fautes. Et le sans-fautes, c’est tout à fait subjectif, c’est sur. J’ai toujours peur quand je lance une playlist au hasard sur un site en qui je suis censée avoir confiance, j’aime pouvoir assumer la musique que je diffuse dans mon salon et j’aime éviter cette moue entre le fromage et le dessert « euh attends je vais changer ».

Eh bien je pense avoir trouvé un sans-fautes, en tout cas, je la cherche encore la faute. Sur le site de Ice FM, il y a plein plein de podcasts éléctro-techno alternatifs de gens que j’aurais aimé connaître plus tôt. Je vais sur cette page et je clique sur un petit carré au hasard depuis 3 jours et mon pied sous le bureau prend vie et mon cerveau sourit et mes oreilles chantent. C’est pointu, dansant, exigeant et honnête. Ice FM fait son émission hebdomadaire ce soir sur Radio Campus avec Acid Arab. Tout ça me semble très intéressant et puis ça fait longtemps que je n’ai pas écouté une radio. Maintenant que l’on peut tout avoir quand on le veut, où on le veut, j’ai perdu l’habitude d’avoir « rendez-vous » avec un contenu. Mais finalement, l’idée me (re)séduit, que ces ondes soient entendues par plein de gens exactement au même moment, il y a quelque chose de précieux et d’excitant –oui, même si on pourra le réécouter plus tard, ça n’a rien à voir.


Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, en plus d’avoir réglé mon problème de juke-box, j’ai réglé le problème du choix des soirées du vendredi. Oui car demain, c’est maxi FOMO ! Eh bien, Ice FM fait sa soirée au Batofar. De la qualité parmi la quantité ! Au programme, un live de Snuff Crew, toute nouvelle recrue de BPitch Control, et l’Israëlien Moscoman. Je n’aime pas écrire les genres mais il faut bien que vous compreniez, sur le papier, c’est écrit Chicago Old School House, si je rajoute Berlinoise, c’est presque too much dans le genre key-words. Bref, moi je comprends « on va danser » !

Snuff Crew. N'ayez pas peur... (via)


Événement Facbook ici ! En gros c'est pas cher, au Batofar, demain (vendredi 31), oui, demain, demain, ce soir où vous ne saviez pas quoi faire, écrasé par une quantité d'informations pré-mâchées.



vendredi 8 novembre 2013

Faut-il être heureux ou malheureux pour créer ?


Un jour, le futur Maire de la Nuit nous a posé une question judicieuse : « pour écrire, faut-il aimer ou haïr ? » Comprenez « pour être inspiré », car cela fonctionne avec toute autre forme de création. Je me suis plu à y réfléchir et suis tombée d’accord sur la haine. C’est un peu brutal comme mot alors j’aimerais tempérer et élargir cette problématique en disant : « pour créer, faut-il être heureux ou malheureux ? ». Je choisis donc le malheur.
Je pense qu’il y a une nuance à souligner : lorsque nous sommes heureux, l’envie de création est forte et l’inspiration suit, en général. Mais lorsque l’on est malheureux, c’est plutôt dans l’autre sens, c’est à dire que l’on a bien souvent envie de ne rien faire et pourtant, notre génie et poésie sont fréquemment à leur paroxysme.

Le mythe des poètes et autres peintres dépressifs en atteste : Victor Hugo et Berlioz étaient tous deux maniaco-dépressifs, Van Gogh est mort des suites de sa dépression chronique et Munch, le bipolaire, retranscrivait ses angoisses sur ses toiles. En cherchant ces précisions, je suis tombée sur cette jolie citation :

De même qu’une perle naît d’une lésion de coquillage, ainsi la folie peut donner naissance à des œuvres incomparables.
[Karl Jasper]

La création artistique se présente alors comme un remède, un exutoire, un défouloir, une confidente et une véritable thérapie. C’est là encore où bonheur et malheur comme moteur se différencient : l’homme heureux créera parce qu’il veut partager sa joie tandis que l’homme malheureux créera parce qu’il en a besoin, pour lui, d’abord, avant tout partage.
Pourquoi est-ce un remède ? Certainement parce que l’on couche sur un support concret ce qui macère, enfermé dans un esprit depuis un certain temps. Cela permet de regarder les problèmes en face, physiquement. De les évacuer, les transposer, les regarder et les juger mieux. C’est un gain d’objectivité en somme. Ensuite, ces créations peuvent être intéressantes car notre capacité à dramatiser, comme un regain d’âme slave que nous n’avons pas tous, nous pousse à la spontanéité et au lâcher-prise. Pas ou peu de réflexions, source de sincérité ; pas de barrières, forcément source d’impulsivité. Et comme « la première impression est souvent la bonne » (comme cette file de caisse que vous avez malheureusement abandonné au Franprix hier), l’instinct donne de bons résultats.

Je parlerai de l’instinct une prochaine fois. Ça commencera peut-être comme ça :
L’instinct vous trompe rarement car l’instinct est souvent aidé de votre volonté. Cependant, l’instinct peut être biaisé et rendre d'autant plus malheureux qu'on ne le maîtrise pas totalement.

La boucle est bouclée vous pouvez recommencer du haut de la page.

Sinon, on parlera de cul mardi !


Un création culinaire sexuelle de Cupichon



Les SMS gratuits et petits textos d'amour romantiques © 2015 - 2019 : All Rights Reserved