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lundi 14 avril 2014

Ballantine's, Mr Ties et quelques bons restos

3 posts en un. Un long week-end de victuailles.



Jeudi

Rendez-vous à Aubervilliers, ou Saint-Denis ou la Plaine-Saint-Denis j'ai rien compris, bref au "Dock Pullman", gigantesque halle qui se loue pour faire des événements avec de l'argent. Ce soir-là, c'est Ballantine's qui régale. Qui dit Ballantine's dit alcool et qui dit alcool dit publicité compliquée. Alors quoi de mieux que de faire vivre une expérience à quelques milliers de parisiens touchés par la grâce de l'exclusivité (un carton d'invitation téléchargeable sur Internet) et forcément motivés par une totale gratuité (open-bar).
Pour promouvoir son nouveau breuvage Ballantine's Brasil, la marque de whisky organisait donc sa soirée Ballsao Warehouse. Environ 3 000 personnes se sont rendues au nord de Paris jeudi dernier pour goûter la nouveauté. Tous les mots-clés étaient réunis. Vous lisez "Ballsao Warehouse gratuit open bar Ballantine's", vous comprenez "alors ça a quand même un peu l'air commercial mais bon vu que c'est en banlieue et qu'il y a le mot warehouse c'est que ça doit être un peu underground quand même. De toutes façons l'alcool est gratuit alors c'est immanquable". Ah et j'oubliais de vous dire qu'il y avait également quelques invités prestigieux : Kerri Chandler, Niconé et Sasha Braemer, Jackson and his Computer Band et Breakbot en surprise.

J'ai été complètement impressionnée par la qualité de l'organisation et par l'ingéniosité de l'opération. Après une entrée fluide, vous pouviez découvrir cette fameuse halle entièrement décorée aux couleurs brésiliennes, parsemée de petites cabanes proposant diverses expériences : photo call, distribution de goodies (pas merdiques du tout), bar à eau (quand même), mini orchestres... Le breuvage en question, je crois bien l'avoir goûté et il était délicieux, bien que je n'aime pas le whisky. La musique, bof, difficile de remplir tout cet espace d'ondes de qualité. L'ambiance en revanche était là, de la place, du personnel sympathique et des plumes dans tous les sens. Je salue l'écran géant qui diffusait tous les tweets et photos Instagram #Ballsao. À vrai dire, tout était fait pour que vous vous preniez en photo. Et depuis cette soirée, j'ai dit le mot Ballantine's environ 52 fois. Puisque je m'exprime ainsi pour rappeler un souvenir à mes amis : "mais oui tu sais à la Ballantine's", "au truc Ballantine's là y'avait machin t'as vu ?" ou encore "t'étais à Ballantine's toi aussiiiii ?". Donc bravo.

Vendredi matin

Aïe. Ah oui donc c'était bien du whisky !

Faiblesse


Vendredi soir

Après une petite sieste, je puise des forces pour me rendre à la Noctua au Glazart où Mr Ties se produisait toute la nuit. Une amie m'avait dit que j'allais adorer et qu'elle n'avait jamais autant dansé de TOUTE sa vie. Ce mec a fondé les très prisées soirées Homopatik à Berlin et est apparemment capable d'administrer des sets de 8h d'affilée sans bouger de son poste. Forcément quand on te vend du rêve à ce point, tu es toujours déçue au final. Enfin je suis dure, c'était pas si décevant que ça. Le début hasardeux a laissé place à une soirée aux flux très heureux et dansants, crescendo, comme si le dj voulait faire partir le maximum de gens pour ne finalement garder que les plus drôles. J'y ai d'ailleurs fait d'étonnantes retrouvailles (oui, ça veut dire que j'ai de drôles d'amis). Ce qui était drôle aussi, c'est de voir une soirée gay friendly au Glazart, où j'ai plus eu l'habitude d'assister à des fêtes dubstep ou hardquelquechose.
Après une bataille de verres d'eau et une danse où tout le monde a vu que je n'étais pas épilée sous les bras, nous nous dirigeons, quelques amis et moi, vers un logement qui accueillera nos derniers soupirs. Sur la route, une aventure à noter : 7h du mat, un autiste pure souche nous fonce dessus, le teint blafard et une grosse cicatrice sur le front. Il voulait savoir nos prénoms et dates de naissances. Jusqu'à ce que son tuteur apparaisse pour traduire, je croyais à une caméra cachée. Le mec s'est quand même agrippé à nous, sorti de nulle part. J'ai eu très peur moi ! Enfin bref, le but de l'opération était que l'autiste devinait le jour de la semaine où chacun d'entre nous était né. Il a eu bon pour tout le monde et mettait environ 2 secondes à trouver à chaque fois. Saugrenu et impressionnant.

Samedi et dimanche

C'est simple, je n'ai fait que manger et dormir. Je ne vais pas vous raconter mes rêves mais côté bouffe y'a quand même un ou deux trucs à partager :

- Pesto Fresco aux Halles (14 rue Montmartre). Resto italien donc, un peu cher mais qualitatif. J'ai pris une pizza sans sauce tomate avec des artichauts, de la crème et de la pancetta, comme j'aime, parfaite ! Vu que le beau mec qui m'accompagnait connaissait le patron, nous n'avons pas attendu mais un conseil, venez-y tôt, c'est archi blindé. C'est bien la première fois que je fais un post où je conseille une adresse pour de vrai comme dans un vrai blog... Oui mais il est vraiment très beau !

- Dogs Café aux Halles aussi (65 rue Saint-Denis). Apparemment très ancien et réputé. Diner typique américain. Passionnée de burger, je prends un double cheese avec la totalité des suppléments (oignons confits, oeuf et bacon, normal quoi). Le mec me dit "non". Comment ça non ? "Une fille ne peut pas manger ça". Il n'en fallait pas plus pour piquer mon orgueil. Il ne me connait pas lui. Allez donne moi tes suppléments et on verra qui c'est la plus forte ! Une fois l'assiette sous mon nez, oui, tout de suite je regrette l'affront. Mais bon trop d'orgueil... Et puis trop de saveurs ! J'ai tout fini c'était l'orgie dans mon estomac. Miam miam allez-y !

Tiens je n'ai pris aucune photo de tout ce long week-end. Seulement une de mon burger, allez savoir...


Bonne semaine tout le monde.





lundi 17 mars 2014

Katapult - First but not least

Tout a commencé à Pigalle. J'attache mon vélo face au bar qui s'appelle La Fourmi. Je lève les yeux sur la Cigale et je comprends pourquoi le bar s'appelle La Fourmi. Bon point Marie.
Quelques verres et nouveaux amis plus tard, il est l'heure d'aller voir cette non-fameuse soirée "Speakeasy". Rien n'était indiqué mais le lieu a changé au dernier moment. Enfin comme je ne savais pas où c'était, ça ne change rien. Arrivés là-bas. Ils nous titillent, qui est sur liste qui a une place qui êtes-vous. Compliqué. Tout ça pour se retrouver dans une salle vide. Une belle salle en revanche. Un atelier d'artistes, petite terrasse et duplex. Le Dj ne sait pas jouer mais l'ambiance est bonne. Les gens finissent par arriver mais ils sont tous coincés.
On les décoince on rigole bien et on finit par danser. Le Dj change, c'est beaucoup mieux. On danse encore plus, on rigole toujours. Il y a des hot-dogs à l'étage, les mecs qui les font sont sympas, je reste au moins une heure à les faire chier, ils me donnent un repas, je me force à manger. Il est 4h, personne ne veut continuer, moi je sais qu'il y a la Kata. La première de l'année, sur le bateau, le bon. Je me dis que je vais y aller seule. Je ne l'ai jamais fait, c'est excitant ! Je partage un taxi, j'ai des cristaux de boule à facette sous les yeux, ça tient juste pour la photo.

Plus de batterie, la vraie liberté. J'arrive, personne à l'entrée. Je rentre après avoir discuté avec le videur sympathique. Les basses m'accueillent, elles sont encore plus sympathiques. J'ai confiance en la qualité sonore de cette soirée et je retarde presque le moment de la vérifier. La première tête connue est repérée, direction le bar, en bas. Il y a du monde mais on respire quand même. Sonja Moonear joue encore. Elle est belle et elle connait plein de morceaux qu'on aimerait bien connaître. Les gens sont tous hypnotisés par ce qu'elle fait, je mets 0 seconde à m'acclimater. Ah oui c'est vrai, le bar. On reprend l'itinéraire, je voulais lui payer un verre mais je me fais doubler, tant pis je bois mon verre seule et retourne danser. Immédiatement emportée par ce rythme si bien maîtrisé, je ne vois pas les heures passer. D'autres amis arrivent du bateau d'en face, je me plais à les retrouver. Aller fumer dans le froid, sur la terrasse au pied de la cité de la mode et du design n'est pas du tout désagréable. Le monstre vert veille sur nos conversations. La chaleur du bas me manque quand même un peu. C'est reparti. Une croisade me dévie de mon chemin, je me perds. Ça a changé de configuration non ? Je retrouve le bon passage et me rapproche des artistes. Sonja joue encore. Ce n'était pas prévu si ? Elle est en btob avec un certain Charles Hescoët, quel bonheur... Ils son heureux et ça se transmet. Tout le monde l'est. Je rencontre plein de gens avec les yeux, on s'entend. La musique nous lie, nous enivre. Plus tard, je remonte, le soleil nous fait croire qu'il arrive. Je ne sais pas pourquoi je pense à mon vélo à ce moment-là. Il est bien loin, aux mains du week-end Pigallien. On verra demain... Ça papote sec, les gens ont de nouvelles têtes éclairées par le presque-soleil. Quelle alchimie, quelle douceur, quelle facilité. Je replonge en bas, je ne vois pas qui joue. Tant pis. C'est bien de toutes façons. Je discute avec quelqu'un sur un fauteuil, le regard perdu dans le hublot, je me sens poétique. C'est cette atmosphère qui me ment, mais c'est un agréable mensonge. 11h, ma carte bleue a disparu. C'est l'heure de rentrer... Je devais économiser de toutes façons. Je crois aux faux malheureux événements. En tout cas ce qui était vrai, c'est la perfection de cette soirée.

Vivement l'enchaînement estival.



Joué par Sonja

Contente


lundi 10 mars 2014

75021 – La Teuf avec un T majuscule


Waouh. C’était ma première. Et de loin, mon plus beau souvenir teufiste depuis la Fête Otto10.

La 75021 prend place au 6b, à Saint-Denis, "lieu de création et de diffusion" géant logé dans un immeuble surdimensionné en béton. La 75021 se dit arrondissement éphémère, si seulement il pouvait ne pas l’être !

via


Cet arrondissement magique n’a plus à faire sa réputation, et la foule qui s’y est rendue ce samedi après-midi en atteste. Nous faisions partie des 50 heureux derniers à pouvoir accéder à la queue. Une queue de 1h30 au soleil, dans une ambiance déjà joviale, malgré quelques petits renards qui sautaient les barrières. Peu importe l’attente, le jeu en valait clairement la chandelle. Pas moins de 5 ambiances différentes étaient proposées : un extérieur ensoleillé avec chaises longues ; une salle en rez-de-chaussée qui oscillait entre techno expérimentale et extraordinairement mentale ; au premier étage, une salle à tendance house qui fût le décor de mon premier moment de jouissance musicale avec cette track



fabriquée pour nous et ces rayons de soleil qui pénétraient les vitres, puis une grande salle très techno, brute, moite et constante et enfin, un petit espace où prenaient place des tournantes de ping-pong. Mais que demande le peuple ? Ah si, de ne jamais attendre aux toilettes, de ne jamais attendre au bar pour avoir du punch pas cher et délicieux, une sécu souriante et pas chiante et un public… un Public avec un grand P aussi.

Ce genre de public qui est là pour partager, sa joie, ses clopes, sa sueur, ses sourires… Même la poignée d’habituelles personnes qui font chier ne pouvait pas faire chier, tu n’as pas envie de les ignorer, mais plutôt de leur montrer. J’ai même rencontré un mec qui m’a dit avoir de « l’aBH » à revendre. Quoi ? me dis-je. C’est une nouvelle drogue de synthèse ? Il sourit face à mon air inquisiteur et me répondit simplement « non, c’est de la Bonne Humeur », il m’enlaça et s’éclipsa. J’ai également rencontré Jacques, le chat en peluche qui se prélassait sur un transat, il avait l’ai un peu étonné mais était vraiment sympathique.

Jacques le cat

Ce groupe de personnes aussi, qui dégageait une énergie si positive que nous nous sommes arrêtés sur le champ pour passer une heure à discuter, parce qu’il le fallait. Tout était beau et simple, spontané et enlevé.
Parfois je me demandais « mais dans quel monde vit-on ? » et puis ensuite je me demandais « mais de quel monde je parle ? » celui de la 75021 qui est spécialement incroyable ou bien le monde réel, qui est cruel et ennuyeux ? Quelle est la réalité ? Pourquoi la vie n’est pas faite ainsi ? Bien sûr, je sais pourquoi mais ce n’est pas le sujet. J’ai préféré partir quelques temps avant la fin, je pense que j’avais presque peur d’être trop triste de me séparer de tous mes amis éphémères (ou pas d’ailleurs) et de cette ambiance si agréable et fluide, comme à la fin d’une colonie de vacances.

Un train de banlieue futuriste me ramena de façon très moelleuse et confortable jusqu’à Gare du Nord et je déchantai en tombant sur une bagarre très violente entre plusieurs hommes qui se lançaient des meubles en bois les uns sur les autres avec énormément de puissance. Je changeai de trottoir et eu les larmes aux yeux. Dans quel monde vit-on ? C’est bien celui-là, le réel, qui est cruel…


Longue vie au 6b, longue vie à 75021, j’ai encore des frissons et plein d’amour emmagasiné.

La 75021 a besoin de bien plus que 16 mots !


jeudi 30 janvier 2014

Ice FM : ravitaillement de bonne musique


Consommer de la musique à l’heure du web. Ça aurait pu être un titre qui-veut-dire-quelque-chose-mais-qui-est-super-chiant.

Il y a les « diggers », qui fouinent sans relâche les entraves du web, les boutiques de vinyles et les discothèques de leur grand-mère pour trouver la perle rare –qu’ils ne partagent pas toujours. Et ce, même si ce n’est pas leur métier. J’admire beaucoup ces gens. Je pense qu’il y a quelque chose d’inné. C’est comme être capable de faire les boutiques de fripe de manière optimisée par le « savoir-fouiller ».
Puis il y a la catégorie de personnes qui aime vraiment écouter de la musique mais qui ne connaît rien aux labels, aux artistes et aux actualités, le genre de pote qui te dit « tu sais le son là ? ». Cet ami-là n’a jamais de nouveaux morceaux à vous faire écouter mais il adore que vous lui en fassiez découvrir, il le mettra dans son onglet « favoris » et le sortira en boucle pendant 3 mois aux prochains apéros, jusqu’à ce que vous reveniez chez lui.
Je ne blâme pas non plus ces gens-là, qui sont, à mon sens, de purs jouisseurs (voir ma théorie de la jouissance). Je pense personnellement me situer un peu au milieu de ces deux catégories, enfin plus proche du pote qui n’y connaît rien que du golden-digger quand même. J’aime découvrir de nouveaux artistes mais mes « géniales fouilles » se font tous les deux mois environ, ce qui est peu au regard du rythme soutenu des sorties musicales. Ensuite, je me nourris des autres, je suis curieuse des partages sur les réseaux et je sors souvent mon « Shazam ». 
Ce qui est bien, c’est que plein de sites Internet s’adressent à ma catégorie de consommateurs. Ces sites qui, parfois par thèmes, proposent des playlists, des podcasts, des morceaux quotidiens, bref, qui nourrissent la soif de culture que l’on a pas le temps d’étancher. Mais rares sont ceux qui font un sans-fautes. Et le sans-fautes, c’est tout à fait subjectif, c’est sur. J’ai toujours peur quand je lance une playlist au hasard sur un site en qui je suis censée avoir confiance, j’aime pouvoir assumer la musique que je diffuse dans mon salon et j’aime éviter cette moue entre le fromage et le dessert « euh attends je vais changer ».

Eh bien je pense avoir trouvé un sans-fautes, en tout cas, je la cherche encore la faute. Sur le site de Ice FM, il y a plein plein de podcasts éléctro-techno alternatifs de gens que j’aurais aimé connaître plus tôt. Je vais sur cette page et je clique sur un petit carré au hasard depuis 3 jours et mon pied sous le bureau prend vie et mon cerveau sourit et mes oreilles chantent. C’est pointu, dansant, exigeant et honnête. Ice FM fait son émission hebdomadaire ce soir sur Radio Campus avec Acid Arab. Tout ça me semble très intéressant et puis ça fait longtemps que je n’ai pas écouté une radio. Maintenant que l’on peut tout avoir quand on le veut, où on le veut, j’ai perdu l’habitude d’avoir « rendez-vous » avec un contenu. Mais finalement, l’idée me (re)séduit, que ces ondes soient entendues par plein de gens exactement au même moment, il y a quelque chose de précieux et d’excitant –oui, même si on pourra le réécouter plus tard, ça n’a rien à voir.


Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, en plus d’avoir réglé mon problème de juke-box, j’ai réglé le problème du choix des soirées du vendredi. Oui car demain, c’est maxi FOMO ! Eh bien, Ice FM fait sa soirée au Batofar. De la qualité parmi la quantité ! Au programme, un live de Snuff Crew, toute nouvelle recrue de BPitch Control, et l’Israëlien Moscoman. Je n’aime pas écrire les genres mais il faut bien que vous compreniez, sur le papier, c’est écrit Chicago Old School House, si je rajoute Berlinoise, c’est presque too much dans le genre key-words. Bref, moi je comprends « on va danser » !

Snuff Crew. N'ayez pas peur... (via)


Événement Facbook ici ! En gros c'est pas cher, au Batofar, demain (vendredi 31), oui, demain, demain, ce soir où vous ne saviez pas quoi faire, écrasé par une quantité d'informations pré-mâchées.



lundi 27 janvier 2014

Les 10 règles de la bienséance en soirée


Plusieurs lectures s’offrent à vous. À travers cette liste, vous pouvez voir une censure insupportable de votre géniale spontanéité comme vous pouvez voir un conseil général pour éviter que des inconnus aient un mauvais souvenir de vous.
Des inconnus ? Certains me diront qu’ils n’en ont vraiment rien à faire. Je leur ris bien au nez. Le regard des autres, non on ne s’en fout pas. Rester digne, se faire respecter, on ne s’en fout pas. Ceux qui le prétendent confondent avec la confiance qu’ils ont en eux. Et s’assumer, c’est autre chose.
Dernière précision, ou précaution : certains pourront me taquiner sur le fait que je ne suis pas irréprochable. Certes. Mais ce genre d’erreurs fait, pour ma part, partie de celles dont je tire des leçons !

1.     Restez habillés
Déjà pour les hommes, c’est vraiment moyen. Même s'il fait très chaud et que votre poil est trop soyeux pour rester caché, des clichés peuvent vous surprendre le lendemain. Ah oui, vous n’aviez jamais vu votre ventre sous cet angle et vous n’imaginiez pas être aussi suant. Côté fille, c’est très moche aussi. Si vous êtes mal gaulée, vous passerez pour une bouffonne et si vous êtes bien gaulée, vous passerez pour une pute. C’est pas moi qui le décide hein, c’est la société.

Exception : le festival.

2.     Coupez votre téléphone
Ça évite bien des problèmes. Entre autres : devoir donner des indications à quelqu’un qui ne comprend rien, devoir répondre à sa petite amie sans avoir de prétexte valable (la batterie donc), se faire voler son téléphone ET voir que le voleur l’a utilisé, se rendre compte de l’heure qu’il est, envoyer un texto à la mauvaise personne…

Exception : votre soirée étudiante d’où vous partirez dès le premier coup de fil reçu.

3.     Évitez les excès comportementaux
Ça paraît toujours cool pour vous sur le moment : faire une roue au milieu de la piste, sauter sur votre pote par derrière et par surprise ou hurler votre private joke de façon très peu privée. Il y a souvent des dommages collatéraux sur des personnes qui n’ont rien demandé et vous êtes tout simplement lourd.

Exception : la soirée chez vous.

4.     Gérez habilement la traversée de la piste
Ce concept est vraiment totalement inconnu de certaines personnes et je ne comprends toujours pas pourquoi. Il suffit juste de s’excuser quand on écrase le pied de quelqu’un et d’essayer de se faufiler entre les corps qui dansent. La technique « nique, j’écrase tout le monde pour passer » c’est sooo 2003…

Exception : période de soldes rue de Rivoli.

5.     Respectez les queues
Aux toilettes, au bar, à l’entrée… Vous ne leurrez personne avec votre « aaah j’avais pas vu han ». Au bar, plus vous essayez de gruger, moins vous serez servi rapidement. Les barmen voient tout. Le eye contact, le sourire, la patience.

Exception : vous avez un handicap physique ou un bébé dans le ventre.

6.     Gardez votre objectif en tête
Pour la plupart, il s’agira juste de s’amuser mais lorsque vous voulez repartir accompagné, restez concentré sur votre cible. L’alcool peut vous faire oublier bien des choses. Bref, n’oubliez pas qui vous avez commencé à draguer.

Exception : la soirée échangiste.

7.     Ne pleurez pas
Si un drame se produit, exprimez-le une fois sortie (ouais je mets direct au féminin, on va pas se mentir). En plus, le mascara waterproof, c’est du marketing.

Exception : mort de votre chat annoncée par texto (je vous avais dit de couper votre téléphone !)

8.     Soyez équipés
Au choix selon le sexe et l’envie de sexe : tampon, culotte de rechange, préservatif, chewing-gum, sucre.

Exception : être un homme maqué qui tourne au get 27.

9.     Ne prenez pas votre CB
Et ne postez pas le montant de vos dépenses le lendemain sur les réseaux sociaux.

Exception : début du mois.

10. Souriez !
Ou restez chez vous ?


Exception : soirée au Social Club.


Moi en train d'écrire l'article, inspirée par la bienséance générale des zigOTTO



jeudi 26 décembre 2013

5 soirées à éviter pour le 31


Le 31, tout le monde le dit, le re dit et donc le sait, ce n’est jamais la meilleure soirée de l’année. Mais quand même, mieux vaut faire en sorte que ce ne soit la pire ! Voici quelques écueils à éviter :

1.     La soirée en boîte de nuit

Vouloir vivre le « passage 2014 » en club est une très mauvaise idée. Premièrement parce que rien ne vous dit que vous ne serez pas dans la queue interminable lorsque le glas sonnera et deuxièmement, parce que vous serez entouré de gens venus « sur » Paris pour l’occasion, qui vous saouleront, vous écraseront et vous dégoûteront. Mieux vaut réserver le club pour l’after, quand ce sera votre tour d’être saoulant !


2.     La « grosse » soirée en banlieue

Elle peut être très réussie à condition que vous vous y preniez suffisamment à l’avance pour ne pas être dans le métro/RER à minuit, ni perdu dans la rue à chercher la fameuse maison. Soyez également sûr de votre coup car vous ne pourrez plus en partir avant 6h du matin, à moins d’avoir un budget « risque » pour un gros trajet en taxi qui vous fera débourrer direct.


3.     Les Champs-Élysées

Ai-je réellement besoin de faire un commentaire ? Un mot : embrouille.


4.     La soirée chez vous

À moins d’organiser un apéritif-et-plus-si-affinités en petit comité, une grosse teuf chez vous, c’est toujours risqué. Risque de perdre le contrôle, risque de ne pas s’amuser, risque de champagne dans le lit, risque de vomi sur le mur, risque de fin inexistante, risque de squatteurs (car à la nouvelle année, les amis de tes amis de ses amis de mes amis sont tes amis, non ? Oh t’es pas cool !), mieux vaut aller perdre le contrôle chez les autres !


5.     Le week-end dans une capitale européenne avec 15 potes

Berlin, à tout hasard. Si vous voulez faire la queue devant les boîtes 10 fois plus longtemps qu’à n’importe quel moment de l’année, si vous voulez vous embrouiller avec des Français mal drogués à l’intérieur, si vous voulez ne pas voir de Berlinois, ne pas voir de jour, avoir froid et payer EasyJet au prix d’Air France, c’est cool alors allez-y.




Je conclurai cette liste quelque peu aigrie en vous dévoilant un joli anagramme : « la vérité » = « relative ». C’est beau non ? Allez, bonne fin de 2013 à tous et on se retrouve peut-être l’année prochaine.

Un sapin qui s'est planté de soirée




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