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mercredi 17 septembre 2014

L'anal de A à L

Après avoir lu différents papiers du côté de Maïa Mazaurette récemment, Jooks ou Vice plus anciennement, après avoir entendu de nombreux témoignages plus ou moins heureux et questionnements plus ou moins saugrenus, je me suis dit qu’il fallait que moi aussi je participe à ce débat du cul puisque tout ce que je lis me semble incomplet. On dirait bien que c’est une tendance, non pas de pratiquer, mais de parler de sodomie. C’est une bonne chose mais ce n’est pas parce que tout le monde en parle que c’est obligatoire (première chose). Cet article est écrit par une femme hétérosexuelle et s’adresse plutôt aux couples hétérosexuels, même si je suis persuadée que nous avons tous sensiblement le même anus, je préfère parler en connaissance de cause.

La petite histoire de la sodomie
Comme chacun sait certainement, la sodomie ne date pas d’hier ; les traces (roh !) les plus anciennes remontent à la Grèce Antique et à la Rome Antique. Cet acte était pratiqué entre un homme plus âgé (le maître, actif) et un plus jeune (l’élève, passif) et tout ça était considéré comme une transmission de savoir. Bah oui bien sûr ! Voilà éventuellement l’une des raisons qui pousse nos hommes à partir en chasse du sombre trou : nous apprendre des choses ! Ensuite, les Celtes et les Gaulois ont repris le relais tout naturellement. Certains couples hétérosexuels partageaient même leur couche avec un jeune éphèbe, tout allait bien. Arrivé au Moyen Âge, ça se complique et l’Eglise condamne l’ensemble des pratiques dites « non reproductives », TOUTES appelées « sodomie » à l’époque. Même le coït interrompu est interdit, mieux valait avoir la forme donc. Avec le temps, ça ne s’arrange pas, « péché abominable », torture, bûcher, prison à vie, bannissement, etc. Sachez que la France est assez avant-gardiste sur le sujet puisque la sodomie disparaît du Code pénal en 1791, merci Robespierre. Alors qu’au Canada par exemple, la loi est révoquée en 1969 ! Et bien sûr, aujourd’hui encore, quelques états des Etats-Unis ainsi que l’Inde, entre autres, bannissent la pratique.





La formidable histoire biologique de la sodomie
Comme chacun ne sait pas forcément, la pratique de la sodomie a été très sérieusement étudiée par des neuro-biologistes. Leurs conclusions sont assez fascinantes. Ils ont voulu aller un petit peu plus loin que le « vice moral » ou « dérèglement de l’instinct sexuel ». Au début de ces recherches (18èmesiècle), tout portait à croire au caractère anormal de la chose : hall de sortie du tube digestif, l’anus n’a aucune fonction reproductive. De plus, tout notre corps est hormonalement programmé pour attirer un pénis dans un vagin : phéromones sexuelles, lubrification vaginale, capteurs multiples, etc. Autant d’éléments qui devraient naturellement amener à un coït dit reproductif. (Je précise que la plupart de ces études ont été menées sur des rongeurs…). Heureusement, beaucoup plus tard, au début des années 2000, la relève des neuro-biologistes –qui a très certainement pris quelques doigts entre temps- démontre qu’au cours de l’évolution, la sexualité s’est progressivement dissociée des cycles hormonaux. En clair, nous ne baisons plus par réflexe naturel de reproduction (comme la plupart des animaux) mais…pour prendre du plaisir. Whaaat ? Je me moque mais scientifiquement, les mecs ont découvert que notre système nerveux avait évolué et que le système cognitif de récompense était devenu majeur dans nos rapports sexuels. C’est-à-dire que nous cherchons la jouissance, le plaisir érotique et non plus la reproduction. Je sais que vous le savez mais là c’est dans notre cerveau, dans notre programme, notre ADN, nos gênes, je trouve ça assez dingue puisqu’apparemment ce n’était pas le cas avant. Bref, pour arriver à cet orgasme tant recherché, il faut stimuler des zones érogènes dont l’anus fait partie.

L’anus de A à S
L’anus est l’orifice terminal du tube digestif ; sa principale fonction est d’évacuer périodiquement les résidus de la digestion, le caca donc. L’anus est érogène mais pas forcément spontanément. Chez l’homme, c’est la prostate qui est stimulée et chez la femme, c’est la sensation de va-et-vient qui peut procurer du plaisir. Il ne secrète pas de lubrification naturelle. Cette phrase est très importante, merci.
L’ouverture de l’anus est contrôlée par le muscle nommé sphincter. Il peut être blessé par une pénétration trop brutale ou dilaté à l’aide d’exercices d’assouplissements (comprenez, préliminaires crescendo).

Sous mon lit... Un espace sombre et méconnu, tout comme l'anus pour certains d'entre vous.

Maintenant que vous savez tous ce qu’est un anus et que vous connaissez l’idée de la sodomie dans les mœurs, passons aux choses pratiques.

Le moment pour en parler
La question est d’abord : faut-il en parler ? La réponse : oui si vous êtes en couple ; non, pas forcément lorsque vous venez de ramener une fille dans votre chambrée et que vous ne comptez pas lui servir de petit déjeuner. En gros, si c’est un coup d’un soir alcoolisé, vous risquez de briser la spontanéité et le naturel du moment. Mais enfin chers messieurs, même si vous n’en parlez pas, il est évident que la communication corporelle répond vite et clairement à vos questions ! La demoiselle, sauf si elle est attachée, saura se servir de ses mains pour vous rediriger vers le bon chemin. Inutile donc d’insister. Car elle sait aussi se servir de ses mains pour diriger l’engin vers l’anus, oui ça peut arriver. Et puis de toutes façons, elle est normalement en capacité de prononcer le mot « non », oui, sauf si elle est bâillonnée.
Et donc, autre cas : le couple, oui il faut en parler. Au moins après un essai raté. Vous n’avez qu’à lancer la classique discussion sur oreiller « alors, tes fantasmes ? », sourire en coin, attendre qu’elle pose la question en retour. Bien sûr, contrairement à la fellation, la sodomie ne peut pas être une condition obligatoire au bon déroulé de votre relation. Si elle ne veut pas, rien ne sert d’en reparler trop vite ou de tout de même essayer. Laissez la réfléchir et décanter le sujet, il suffit qu’elle parle à une ou deux copines averties pour finalement avoir envie d’essayer. Patience.


Patience
Côté femelle, se préparer physiquement
Il y a deux écoles. Celles qui veulent vraiment préparer le terrain et celles qui optent pour l’improviste. Voici le paradoxe : la plupart des filles ont peur de déféquer sur votre queue, clairement. Et pour éviter cela, il faut tout simplement faire un lavement des intestins à l’aide d’une poire vendue en pharmacie (vous pouvez dire que c’est pour vos oreilles au moment de l’achat) juste avant le rendez-vous. Mais le problème, toute propre que l’on est, c’est que le côté prévisible de la chose peut nous bloquer. Oui c’est compliqué. L’une des meilleures préparations reste l’alcool à grands flots ou toute autre substance déshinibante, et en général, c’est difficile à prévoir, c’est plus comme un déclic, un « tiens, là je me sens d’humeur coquine car je ne suis pas vraiment moi-même hihihi ». Et on ne va pas faire une pause lavement entre deux verres de vin avant de passer au lit, ça casserait franchement tout ! Bref, vous pouvez aussi faire un calcul : 10 heures séparent votre bouche de votre anus. 


Ce crabe a besoin d'un lavement

Et surtout, psychologiquement
La sodomie est une affaire d’acceptation psychologique, de soumission morale et de réception presque divine. Je parlais l’autre fois d’hypnose, eh ben c’est presque pareil. Vous pouvez vous auto-hypnotiser juste avant la pénétration. Il s’agit juste de redoubler de force d’auto-persuasion et se dire « j’accepte de m’ouvrir, j’aime ça, je ne vais pas avoir mal », vous pouvez être très convaincante vous verrez. Si vous avez peur (souvenez vous les suppositoires ou le thermomètre), votre anus va se rétracter et plus un pet ne pourra en sortir, ni rentrer, vous m’avez comprise. D’où le besoin d’alcool…


Votre nouveau mantra

Côté mâle, la préparer psychologiquement
Il faut un minimum se mettre à la place de la femelle. Si vous ne vous êtes jamais fait pénétrer, réfléchissez-y deux secondes s’il vous plait. Voilà. Bon. C’est quand même quelque chose ! Alors, lors de la discussion qui vous donnera un éventuel go, il faut la rassurer. Bien sûr que vous arrêterez au moindre stop, bien sûr que vous serez doux et tendre, bien sûr qu’un peu de matière fécale ne vous écoeure pas DU TOUT. Faisons une pause sur ce sujet d’ailleurs. Rendez-vous compte que ce genre d’accident est traumatisant. Pour vous, c’est juste un tout petit peu dégoûtant, mais pour la femelle féminine, séductrice et fière, ça la replonge à l’état de bébé au stade justement anal, où maman ramasse tout, un stade de dépendance. C’est quand même une matière sensée être réservée à la cuvette qui peut à tout moment se répandre sur votre corps aimé et adulé. La honte quoi. Il faut juste en prendre conscience et la rassurer au préalable.




Et surtout, physiquement

Les sèches surprises sont complètement interdites. Là, on peut parler de douleur ! Il faut y aller progressivement, souvenez-vous qu’un anus ne se lubrifie pas tout seul, contrairement au vagin. Alors, langue, doigt, lubrifiant, sont plus que bienvenus, ils sont obligatoires. Et pas qu’une seconde. Ecoutez l’anus, sentez-le, aimez-le, montrez lui un peu de respect. S’il vous dégoûte, pourquoi y mettre votre propre et joli pénis ? Il faut assumer. Une fois la chose prête, continuez dans la douceur, allez-y progressivement. Détail technique : limitez les va-et-vient complets. J’entends qu’il faut éviter de se retirer complètement pour rentrer à nouveau. L’étape la plus difficile pour la femelle est la pénétration en elle-même. Alors une fois dedans, n’en sortez plus, elle vous remerciera. N’oubliez pas d’abuser du lubrifiant régulièrement. L’engin sèche vite ! Et aussi, n’oubliez pas la capote car il y a 10 fois plus de chances de contracter des MST avec un rapport anal qu’avec un rapport vaginal. On peut être sérieux deux minutes ou pas ? Et si je le précise, c’est que ce n’est pas clair pour tout le monde.


Le bout du tunnel est proche, vous êtes presque prêt


Bon, en résumé, pas mal de blabla, beaucoup de jaja et plein de doigts, et ça ira !

Sinon je ne comprends toujours pas pourquoi les mecs ont peur de nos menstruations alors qu'ils n'ont aucune peur concernant la pénétration d'un début de colon...




lundi 16 décembre 2013

Décodeur à filles : guide d’interprétation



Dans de nombreuses situations, la femelle exprime quelque chose en disant autre chose. Cela paraît simple dans son petit cerveau mais le gros cerveau du mâle reçoit l’information première généralement sans l’analyser. Et qui sommes-nous pour le blâmer ! Après tout, pourquoi ne pas être claire et dire les choses sans détour ? Enfin si c’était aussi simple, ce serait moins amusant, ce blog n’existerait pas, les disputes n’auraient jamais lieu et le bon sexe d’après dispute non plus. Alors ces incompréhensions ont quelques bons côtés. Je tiens à préciser que le mâle peut également se plaire à jouer au jeu des devinettes, mais c’est plus rare.
Voici une esquisse des règles de ce jeu des devinettes, à destination des hommes.


Niveau 1 : la réponse à la question quotidienne « Ça va ? ».
Difficulté d’interprétation : faible.

Edwige (oui, pourquoi pas Edwige) répondra souvent de manière positive, même si ça ne va pas totalement, elle attend de vous un « T’es sûre ? Ça n’a pas l’air d’aller » et là, peut-être qu’elle commencera à se plaindre.


Typologie des réponses douteuses :

-       La répétition : « Oui oui. », ce qui veut dire : « Non et c’est à cause de toi mais tu ne dois sûrement pas t’en être rendu compte, tu ne remarques jamais rien de toutes façons » ou alors « Non et je t’ai déjà dit ce qui n’allait pas mais tu ne t’en souviens pas comme d’habitude ».
-      L’hésitation : « Oui » accompagné d’un haussement d’épaule, ce qui veut dire « Bof, si tu me prenais dans tes bras ça irait mieux ». L’hésitation est plus synonyme de tristesse ou déception que de colère.
-       L’ironie : « Oh oui super ! », ce qui veut dire que vous allez en prendre plein la gueule.

Note : il est possible que vous ayez interprété correctement la réponse mais que vous n’ayez pas envie de rentrer dans son jeu, c’est tout à votre honneur et à votre risque mais (à moins que vous ayez vraiment fait une connerie), soyez clair dans votre manigance, ne faites pas l’idiot, c’est elle qui se sentira con.


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Niveau 2 : les tergiversations autour de son physique.
Difficulté d’interprétation : de faible à subtile.

Edwige a beau avoir un corps de rêve, elle vous sollicite souvent pour le confirmer, parfois de manière détaillée. Et ça ne veut pas toujours dire qu’elle veut être rassurée sur son non-régime.

Typologie des questions douteuses :

-       L’interrogatoire : « Tu les trouves jolies mes fesses ? », ce qui veut évidemment dire qu’elle cherche un compliment. Prenez les devants en vous extasiant sur d’autres parties de son corps « le plus sexy que vous ayez jamais vu ». Le « oui, à mes yeux ce sont les plus jolies » ne marchera pas, Edwige vous dira « comment ça À TES YEUX ? ».
-       Le classique : « J’ai grossi non ? », qui est périlleux car si Edwige a réellement grossi, elle pourra vous reprocher de ne rien remarquer (oui, c’est compliqué). Une réponse facile : « Peut-être un peu de la poitrine non ? ».
-       La suggestion : « Comment tu trouves mes nouveaux sous-vêtements ? », ce qui veut dire « Pourquoi n’es tu pas déjà en érection ? Saute moi dessus ! ».

Quoi de mieux que cette magnifique scène culte du film « Le Mépris » pour illustrer ces questions féminines existentielles ?

Niveau 3 : les questions pièges.
Difficulté d’interprétation : forte.

Edwige est une coquine et vous connaît bien. 

Typologie des écueils à flairer : 

-       La date : « Tu fais quoi le 21 ? », peut vouloir dire « On a un truc de prévu depuis deux mois, je suis sûre que t’as oublié » ou alors c’est peut-être son anniversaire.
-       La fille : « C’est qui Pétunia Ross ? », doit vouloir dire qu’elle a repéré une interaction sur un réseau social. Mais elle peut tout autant vous faire croire qu’elle a vu quelque chose parce qu’elle est en mal de disputes et de sensations fortes. Son air inquisiteur est forcément à prendre à la légère. Tout air paniqué de votre part sera utilisé contre vous.
-       Les vacances : « Et pour Pâques t’as prévu quoi ? », veut dire : « J’espère que tu as déjà booké un week-end en amoureux ! ».

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Niveau 4 : le sexe.
Difficulté d’interprétation : subtile.

La difficulté d’interprétation dépend de votre aisance sur le sujet. Si vous n’avez aucun souci à en parler, vous pouvez prendre le temps d’analyser le degré de profondeur de la question qu’Edwige vient de vous poser. Si vous avez tendance à être gêné, vous n’aurez pas l’audace de tout interpréter.

Typologie des détournements possibles : 

-       Les ex : « T’as couché avec beaucoup de filles toi ? », veut dire : « Est-ce que je suis ton meilleur coup ? ».
-       Les rôles : « J’aime bien quand tu me serres comme ça », veut dire : « Domine-moi ! ».
-       L’épilation : « Je suis allée chez l’esthéticienne aujourd’hui ! », veut dire : « Lèche-moi ! »


Cette liste est non-exhaustive bien sûr, il y a autant de filles que de lectures et autant de lectures que d’heures de la journée multipliées par le nombre de filles. Si vous en voyez d’autres, n’hésitez pas à nous en faire part. Ça ne diminuera pas le nombre de disputes, ça aura plutôt tendance à les faciliter mais c’est bon pour la santé ! 

La poésie du RER



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