Des poèmes et des lettres d'amour d'origine arabes, avec les traductions en français pour les comprendre plus facilement.
Poème n°01 : Dans tes yeux ; mille ciels
Et mon baiser
Un pigeon
Planant
Tel une prière … une invocation …
Ö ornement verbal
Sur le front du poème !
Ö printemps dont s’enveloppe ma nuit
Chaque soir… !
Grâce à ton amour,
La terre tourne dorénavant deux fois ,
Foisonnant de parfums et de désirs.
Grâce à ton amour,
Le sable des distances
Édifie dorénavant des forteresses de rêves.
Grâce à ton amour,
En ta présence les jardins
Fleurissent chaque matin…
Et l’histoire se transforme
En des pépites de saphir
Que les prêtres sèment
Dans les temples sumériens
Chaque nuit de pleine lune.
Copyright © Mithaq Karim Roukabi. Poétesse irakienne
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| Poétesses d'expression arabe |
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Cette poétesse est tenue prisonnière chez elle par son frère depuis quatre mois. Et pour la libérer, il n’y a qu’une seule condition : ne plus écrire de la poésie ! Mais elle tient bon !
Je t’aime…mille ans de jasmin
Je t’aime …autant de fois
Que le nombre des vagabonds
Dans mon pays attristé
JE T’AIME …je la construis
Sous forme d’une tour
Faite de larmes de pauvres
Étanchant la soif des vieilles ruelles
Et lavant les péchés des guerres
Tachées du sang des innocents
J’ai tissé pour toi sept ciels de poésie
Dont les portes sont faites de musc
Et gardées par une lune …
De la dynastie de ton visage…
Dans l’apside de chaque ciel il y a un verre
Et un moine dont les prières sont du vin
Je t’aime…mille ans de débâcle …
Et de traîtrise dont vit mon pays
Lorsque je t’écris le soleil se refroidit
Et les temples entonnent des chants religieux
Composés par de la terre pétrie avec la pluie
Toutes mes couleurs …sont tes yeux
Tous mes miroirs…sont ton âme
Et toutes mes aires …sont ton blé
Poème n°02 : Ton amour - ô mon maître !
Sème l’alphabet
Chaque soir
Sur le tapis de prière de mon cœur
Nous lustrons les lettres ,
Les polissons
Et les trempons
Dans les récipients de la lumière argentée
Puis avec les derniers fils des ténèbres
Nous les libérons
Sous forme d’essaims
De papillons blancs .
© Fatma Benfdhila. Poétesse tunisienne
Poème n° 03 :
Mon cœur est aussi impuissantQue le fleuve
Inaccessible à toutes les parties
Et la chute creuse son cours
De la fin de la source
Jusqu’au début de la mer
| © Maya Sabah – poétesse syrienne |
Poème n°04 : La terre des orangers
Il y a quelque chose qui s’interpose entre moi et moiJe dis à mon corps :
Tu voles
Ce désert est pour moi toute seule
On dira :
La tempête l’a envahie
La brise n’a aucune autorité sur elle
Je pressentis :
Je suis la poussière
Il y a un malentendu entre le sable et lui-même
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| © Lana Almajaly – poétesse jordanienne |
Poème n°05 :
Je t’aime le soirEt chaque fois que le jour
Frappe avec ses soleils
A mes fenêtres
Et chaque fois que les oiseaux
De mes yeux en pleurs
Se posent sur les paupières
Comme un amoureux passionné
Et sa mariée
© Afiaa AlAsadi – poétesse irakienne |
Poème n°06 :
Ah si j’étais au bout de la nuitUne brise qui
Parfois s’élève dans ta poitrine …
Parfois disparaît …
Parfois oscille… !
Ah si toutes les portes de la cité
Se ferment
Et une seule porte dans ton cœur
S’ouvre !
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© Maysoun Suidane , poétesse koweitienne |
Poème n°07 : Avec quelle ténacité
Les rêves résistaient au sommeil
Pour que le matin ne se réveille pas !!
Je me vêtis de ce que l’armoire
De mon désir ardent
Met à ma portée.
Non , mon corps n’était pas encore
Trop soucieux …
Et la tristesse de la taille du souvenir
Etait , il est vrai , molle …
Les miroirs souriraient-ils
Si je mettais l’habit de l’indulgence
Le jour du nouvel Aïd ?
Qui m’offrirait ici le cadeau festif des rêves ?
Puis m’inciterait à ne pas acheter une douleur
Pour que je ne dérange pas
Les gens du quartier
Avec la déflagration des larmes ?
Qui me souhaiterait de sourire
Puis tapoterait sur les épaules de l’absence
Pour inciter le cœur de ma tristesse
A acclamer à haute voix :
C’est le bon Aïd !
© Qamar Sabri Jesem , Poétesse syrienne |
Poème n°08 :
Je suis le seul jardinJe suis le seul jardin
Qui n’accueille pas avec enthousiasme
Le cueilleur de ses roses
Je suis le seul jardin
Qui se referme sur le cueilleur de ses roses
Et le blesse
Je suis le seul jardin
Qui défend la face des roses.
Avez-vous connu maintenant
Le secret des épines qui poussent
Sur les branches ?
© Imène Amara |
Poème n°09 :
Pourquoi m’avez-vous créée pour voir ce que je vois :
Mort, Guerre, Haine
Et tout ce qu’il y a de douleur sur la Terre… ?
Ö mon Dieu ! D’où viennent à mes yeux ces visions ?
Une étoile autour de laquelle tout est en flammes !
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© Furat Esbir – poétesse syrienne |
Poème n°10 :
Toi tu ne me reconnaîtras pasLorsque je m’assiérai sur la chaise en plastique
Et lèverai les jambes
Je te parlerai avec tristesse
Des figues volées du champ lointain
De la lumière qui fait pénétrer seulement sa moitié
Dans les bois avoisinants
Je te donnerai des nouvelles
De la maison moins âgée que moi
De deux ans
Mais qui décéda avant moi
Et des fleurs tristes dans les papiers peints
Sur ses murs écroulés
Tandis que moi je jouais pieds-nus
Avec ma mèche de cheveux
D’une manière grossière
Je te donnerai des nouvelles de tout
De tout
Sauf du nombre des lignes qui ont été rayées
De mes papiers
Les lignes dans lesquelles nous étions ensemble
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© Intisar Doulib – poétesse arabo-américaine |
Poème n°11:
Ö maîtresse du vent manifestez-vous !L’eau nous est devenue suspecte…
Et des nuées se sont alignées toutes ivres…
De secrets… Et d’excuses…
Les feuilles du mûrier se sont alors suicidées
Entre l’eau et le feu !!
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© Tuqa Morsi – poétesse égyptienne |
Poème n°12 :
Au bout de ton attenteLes saisons m’abandonnent à mon sort
L’automne se vêtit de moi
Le visage de la vie jaunit
Et les feuilles de ma verdure
Tombent…
Chagrin
Après chagrin
© Linda Abdelbaki poétesse syrienne. |
Poème n°13 :
Ö herbe poussant sur nos portesMets ta missive entre mes mains
Laisse-moi charger tes doigts de bagues
Et mettre à ton cou
Les amulettes de mes rêves
Car je ne vois aucun autre vert que toi
Couler sur ma chemise
© Nwal Alghanim Poétesse irakienne |
Poème n°14 :
Elle est excessive ta présenceMalgré l’absence.
Comment la nostalgie
Rapproche-t-elle les distances
Faisant se lever
Sur les rivages de ton âme
Une gazelle
Qui déverse sur moi ses matins
Et les chansons
| © Oumeima Ibrahim poétesse syrienne |














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